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La lutte antifasciste n'est pas un jeu. Organiser des manifestations comporte un certains nombres de risques pour la
sécurité physique des activistes antifascistes comme des autres personnes participantes. Ces risques proviennent de deux groupes : les fascistes d'un côté et les flics de l'autre.
Il est plus que probable que, de manière plus ou moins organisée, les
fascistes soient présents le long du parcours dans des
endroits stratégiques (appartements de sympathisants, bars, toits
d'immeubles) pour pouvoir prendre des photos des activistes
antifas. De leur côté, les flics filment et photographient systématiquement les manifestations afin d'étoffer leur dossier et de collecter des preuves à charge en cas d'arrestation.
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C'est pour cela que les blacks blocs sont la forme la plus
sécurisée de manifestation antifasciste. S'il est impossible d'en faire un
(du fait de la non-préparation, de la présence policière
importante, du manque de forces),
il faut éviter de sortir ses "couleurs" (badges, patchs, drapeaux, ...), afin de ne pas aider les
fascistes dans leur travail anti-antifasciste.
La tenue la plus adéquate est une tenue "casual" sombre type jean/pull à capuche noir/casquette noire. Avoir des affaires de rechange est aussi une bonne chose (un pull avec un gros logo que l'on retourne pour le mettre en avant ou un t-shirt de couleur par exemple).
Il faut s'attendre aussi à ce que les fascistes fassent tout un tas
de provocations le long et autour du parcours en vue d'isoler des
individus ou des petits groupes et les attirer dans des pièges.
Il faut donc autant que possible éviter d'arriver seulE à la manifestation et de
trop s'en éloigner en cours de route. Le mieux
étant de se retrouver avec son groupe à un endroit donné
avant la manif pour y arriver ensemble. Cette technique permet aussi
d'opposer un rapport de force en cas de "check-point" policier
à l'entrée de la manif. Ces "check-points" sont une tactique de plus en
plus courante de la police en vue de collecter des noms de militants et de mettre une pression dès le départ sur les activistes.
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Etre straight edge ou pas est un choix personnel. Mais en manifestation,
les activistes doivent l'être. En effet, avoir l'esprit le plus clair possible
en arrivant et tout le temps que
dure la manifestation est une nécessité pour ne pas se laisser manipuler par les
fascistes ou les flics.
Il faut absolument rester concentré et partir du principe que des fascistes sont susceptibles
d'avoir infiltrés la manif pour recueillir des informations. Il ne faut
avoir confiance que dans les gens que l'on connaît suffisamment, dont
est sûrs, sans oublier de ne jamais trop parler car des oreilles indiscrètes peuvent
entendre.
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Il est enfin assez courant que les fascistes suivent des groupes
d'activistes à l'issue de la manif pour leur tendre des pièges ou
pour savoir où ils habitent. Il est donc important de repartir en
groupe de la manifestation, jusqu'à un endroit convenu d'où le groupe
pourra se séparer après avoir été sûr de ne pas être suivi.
Il faut également s'assurer que toutes les personnes avec qui
on est venu sont bien
arrivées sans encombre chez elles (et cela de manière discrète,
de manière codée et sans passer par exemple par des téléphones pouvant être
sur écoute).
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Le black Block n'est pas une valeur en soi. Il est simplement une forme militante
qui est utile à l'antifascisme, tout comme il est parfois utilisé lors de rassemblements
anarchistes, communistes libertaires, communistes, etc. En Allemagne et dans d'autres pays
certains fascistes tentent également de mettre en place des "black blocks".
Le black block est donc un outil, il n'est pas une forme fétiche, mais un moyen
d'être efficace, de s'affirmer antifasciste, d'être le plus en sécurité possible et de bien montrer que la lutte contre
le fascisme est prise au sérieux!
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