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Lorsque Franco mène son putsch fasciste, nombreuses sont les personnes
désireuses de venir contribuer à la lutte des peuples de l'Etat espagnol.
Sont très vites organisées les Brigades Internationales, qui naissent en juillet
1936 à Prague en Tchéquoslovaquie, générées par l'Internationale Communiste et
le Profintern (L'internationale Syndicale Rouge).
Chaque Parti Communiste doit alors organiser les volontaires dans leur propre pays et
les premiers brigadistes s'installent à Albacete le 14 octobre 1936.
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Il y avait en tout cinq brigades, elles-mêmes subdivisées en bataillons. La
onzième brigade, la brigade Thälmann, était composé des bataillons Thälmann (1),
Edgar André (2), Hans Beimler (3), 12 février (4); ses membres étaient
d'origine autrichienne, allemande et scandinave.
La douzième brigade, la brigade Garibaldi, était composée de brigadistes
d'Italie et de l'Etat espagnol, et formait quatre bataillons.
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La 13ème brigade, la brigade Dombrowski, voyait ses membres être d'origine
russe, bulgare, hongroise, yougoslave et polonaise; ses bataillons avaient
comme nom Jaroslaw Dombrowski (1), Tchapaïeff (2), Mathias Rakoski (3)
et Adam Mickiewicz (4).
La 14ème brigade, appelée Marseillaise, était celle des brigadistes venant de France;
ses bataillons s'appelaient Commune de Paris (1), Henri Vuillemin (2),
Henri Barbusse (3), Pierre Brachet (4) et 6 de febrero (5).
Enfin, la 15ème brigade, appelée Lincoln/Washington, avait des membres d'origine
américaine, canadienne, britannique, avec les bataillons Abraham Lincoln (1),
George Washington (2) et Mackensie-Papineau (3). Son dirigeant était l'afro-américain
Oliver Law.
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Les brigadistes ont apporté un appui important à la lutte contre le fascisme,
de par l'expérience de chacun de ses membres, venant de 53 pays différents.
Parmi les principales batailles
on peut nommer celle de Belchite, celle de Guadalajara,
celle de Jarama, celle de l'Ebro, et celle de Madrid.
C'est à cette occasion qu'ont été créées par le médecin canadien Norman Béthune
les toutes premières Unités Mobiles de transfusion Sanguine, qui par la suite deviendront
les premières Antennes Chirurgicales Militaires Avancées quelques années plus tard en Chine.
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A peu près 50.000 personnes ont été membres des Brigades Internationales. On y a compté environ
9.000 personnes de France, 3.350 d'Italie, 3.000 d'Allemagne et d'Autriche, 3.000
de Pologne et quasiment autant de Russie.... Environ 8000 brigadistes étaient d'origine juive.
Les stastitiques sont malheureusement très parlantes, de par le rôle essentiel des brigades
comme troupes de choc: 17% de tués, 13% d'invalides, 13% de faits prisonniers,
de déserteurs et de disparus, 50% de blessés.
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Les Brigades Internationales ont existé jusqu'en 1938, date où est décidé un
retrait général des troupes étrangères du camp antifasciste comme du camp fasciste.
300 000 personnes saluent alors le dernier défilé brigadiste, à Barcelone.
C'est Dolores Ibarruri, connue sous le nom de La Pasionaria et à l'origine de l'appel
unitaire en faveur de la République "No Pasaran" ("ils ne passeront pas"), qui fera le
message d'adieu.
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"Communistes, socialistes, anarchistes, républicains,
hommes de couleur différente, d'idéologie différente,
de religions opposées, mais aimant tous profondément la liberté et la justice,
sont venus nous offrir leur aide, inconditionnellement.
Ils nous offraient tout, leur jeunesse ou leur maturité ; leur science
ou leur expérience ; leur sang et leur vie ; leurs espoirs et leurs souhaits.
Et ils ne nous demandaient rien. C'est-à-dire, oui : ils voulaient
une place dans la lutte, ils rêvaient d'avoir l'honneur de mourir pour nous."
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En pratique, la moitié des brigadistes, qui étaient alors 10.000,
venaient de pays fascistes et n'ont donc pas
pu rentrer dans leur pays. Ils ont été fait citoyens d'honneur de la république
et intégrés dans l'armée populaire.
Les autres ont dû affronter d'autres combats, comme en France certaines figures de la
Résistance: Pierre Georges alias le Colonel Fabien,
Henri Rol-Tanguy responsable FFI de Paris en 1944, Marcel Lamant, Marcel Langer, Joseph Epstein...
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"Si la balle me frappe, si ma vie s'en va, descendez-moi, silencieux à la terre.
Laissez les mots, inutile de parler, celui qui est tombé n'est pas un héros.
Il forge des temps futurs, il désirait la paix, pas la guerre.
Si la balle me frappe, si ma vie s'en va, descendez-moi, silencieux à la terre." (La despedida).
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